Slashers ou pluriactifs : portrait-robot de nouveaux travailleurs

30 novembre 2016 15:20

Cumuler plusieurs activités professionnelles dans le but d’augmenter ses revenus n’est pas un phénomène nouveau. En revanche, il prend de plus en plus d’importance dans nos sociétés.

D’après une étude dévoilée lors du Salon de la microentreprise (SME) qui s’est déroulé en octobre 2016 à Paris, la France compterait jusqu’à 4 millions de slashers, soit 16 % de la population active !

Un chiffre probablement à relativiser au regard des données présentées par l’Insee. En effet, l’institut estime, lui, qu’ils seraient plus de 2 millions, rapporte Le Figaro. Cependant, une chose reste certaine, le mouvement est en marche et leur nombre en constante augmentation.

Pour preuve, en 2014, la pluriactivité concernait moins d’un million et demi de personnes selon la Direction de l’animation de la recherche des études et des statistiques (Dares).

Parmi eux, il convient de distinguer deux catégories : les pluri-employeurs (1) et les pluri-professions. Les premiers étant des personnes pratiquant le même métier auprès de plusieurs employeurs et les seconds, des personnes exerçant au minimum deux professions, complémentaires ou non, auprès du même ou de plusieurs employeurs.

Le premier groupe est constitué à 30 % de non diplômés, 45 % de plus de 50 ans… et 80 % de femmes. Et pour cause, les pluri-employeurs travaillent essentiellement dans l’action sociale, la santé et l’enseignement, des secteurs où la gent féminine est largement représentée.

Si elles occupent surtout des postes d’employés de maison ou d’aides ménagères, ces messieurs, eux, évoluent comme moniteur sportif, jardinier, agent civil de sécurité mais aussi surveillant et aide éducateur.

Avec le second groupe, composé des pluri-professions, une autre typologie se dessine, celle d’une population mieux formée avec 45 % de titulaires d’un diplôme supérieur au Baccalauréat. Aussi, rien d’étonnant à ce que l’on retrouve essentiellement des cadres et des professions intermédiaires.

Enfin, notez que la majeure partie des slashers pratique son activité principale en tant que salarié. Mais ce phénomène ne concerne pour l’heure « que » 5,2 % des salariés. Ce chiffre reste stable depuis une dizaine d’années, oscillant entre 5 et 6 %.

 

(1) L’enquête 2014 de la Dares ne prend pas en compte le cas des assistants maternels.

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